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Action catholique ouvrière 92 sud

La crise parlons-en

30 Mars 2009 , Rédigé par aco 92 sud Publié dans #Mission Ouvrière

Ce 28 mars vous étiez nombreux à partager ce que vous vivez. en ce temps de crise. Jean George nous a aidé à y voir plus clair !

"Quand les médias alourdissent l'atmosphère en ne "parlant que de ça" !
Quand auprès de nous des enfants, des jeunes, des hommes, des femmes taisent leurs souffrances !
Quand nous savons que cette crise n'a pas seulement des incidences financières et que des personnes sont atteintes au plus profond de leur existence, mais aussi dans leurs valeurs humaines et parfois croyantes...
Nous sommes témoins dans nos quartiers, dans nos entreprises et nos collectifs de fraternité qui expriment la recherche de solutions pour bâtir un autre monde, pour que des perspectives d'avenir prennent corps !
                                            Et toi...
                                            Que vis-tu ?
                                            Qu'en dis-tu ?"


Texte pdf, cliquer :     Nous refusons le silence imposé aux pauvres

C’est pourquoi nous lançons, plus qu’un cri d’alarme, un appel à la mobilisation populaire ...  Ce ne sont pas les propositions d’économistes, de philosophes, de syndicalistes, de politiques qui manquent le plus, mais la volonté et le courage de s’attaquer à la racine du mal financier qui ronge nos sociétés, afin de remettre la finance à sa place qui doit être seconde. Il faut pour cela mettre en
commun les bonnes volontés, faire converger les efforts, développer voire restaurer les solidarités populaires mises à mal par des politiques destructrices du lien social ..."

Georges Arnold, Jacques Benezit, Antoine Casanova, Jacques Couland, Patrick Coulon, Joël Dautheville, Yves Dimicoli, Roland Farré, Dominique Fontaine, Françoise Hurstel, Jean George, Jean-Pierre Jouffroy, Jean Magniadas, Jean-Louis Papin, Jean-Claude Petit, Patrick Ribau, Albert Rouet, Claude Schockert.

Depuis plusieurs années des membres de la rédaction de la revue la Pensée et des personnalités chrétiennes se rencontrent régulièrement. Leurs échanges portent sur la situation sociale, économique et politique. Les prémisses, l’apparition puis le développement de la crise et ses lourdes conséquences ont été de plus en plus au centre de leurs préoccupations. Considérant que la pauvreté généralisée par le système en place est à l’origine du marasme, ils ont rendu public le texte qui suit. L’Humanité et Témoignage chrétien l’ont publié. Il ne s’agit pas d’une pétition mais d’un appel à la prise de conscience et à la mobilisation populaire. Nous nous y associons et invitons celles et ceux qui en partagent les vues à le signer, à le diffuser et à s’en servir comme base de discussion.

 

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Il y avait autre chose à dire

30 Mars 2009 , Rédigé par aco 92 sud Publié dans #Actualités

Vous avez tous entendu ce drame, pour nous aider dans notre reflexion :

D'autres sons de cloches plus évangéliques , ça fait plaisir

 Sent: Thursday, March 12, 2009 6:56 PM

Subject: Un texte de Francis Deniau, évêque de Nevers (Brésil, suite)

 *Un texte du Père Francis Deniau, évêque de Nevers,

"Il y avait autre chose à dire..."

 "J'ai appris comme tout le monde que la mère d'une fille de neuf ans, enceinte de son beau-père, avait été excommuniée par son évêque au

Brésil, avec l'équipe médicale qui avait procédé à l'avortement de sa fille.  Comme évêque, je suis solidaire de tous les évêques du monde. La solidarité impose de dire ses désaccords, sinon elle ne serait que complicité. Je dois dire à mon frère l'évêque de Recife - et au cardinal qui l'a soutenu - que je ne comprends pas leur intervention. Devant un tel drame, devant la blessure d'une enfant violée et incapable, même physiquement, de mener à terme une grossesse, il y avait autre chose à dire, et surtout des questions à se poser : comment accompagner, encourager, permettre de sortir de l'horreur, de retrouver sens et goût à la vie ? Comment aider la fille et la mère à se reconstruire ? Nous

balbutions, surtout nous les hommes, et devons compter sur les femmes

pour être là avec plus de présence que de paroles. Mais des paroles de condamnation, un rappel de la loi, aussi juste soit-elle : c'est ce qu'il ne faut pas faire.

 Jésus aurait dit que la morale est faite pour l'homme et non l'homme pour la morale. Il a dénoncé l'hypocrisie de ceux qui lient de pesants fardeaux sur les épaules des autres.

 Je confesse que j'ai accompagné des femmes avant et après une IVG. Je crois que l'Église catholique assume sa responsabilité sociale en insistant, à temps et à contretemps, sur le respect de la vie humaine "depuis la conception jusqu'à la mort naturelle». Nous manquerions à notre responsabilité en taisant cet appel, qui relève de la défense des plus petits et des plus faibles. Après, il s'agit d'accompagner chaque personne, dans des situations où je ne voudrais pas être, et où chacun essaie de faire au mieux de ce qu'il ou elle peut. Dieu nous appelle à des décisions qui peuvent être exigeantes, mais d'abord il nous enveloppe de sa tendresse, et il nous accueille dans les obscurités et les drames de la vie. J'attends des hommes d'Église, mes frères, qu'ils n'utilisent pas son nom pour condamner des personnes ou les enfermer dans la culpabilité."

 /Francis Deniau, évêque pour la Nièvre/

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